Notre histoire

Le jeu de Boulingrin au Canada est une tradition qui nous vient d’Écosse

où le jeu s’appelait « The Lawn Bowling »car il était le plus souvent joué

sur une surface gazonnée. Les adeptes de ce sport utilisaient souvent

l’expression« bowling green ». Comme l’accent écossais était très prononcé

les premiers francophones ont alors perçu un accent phonique qui ressemblait à « boule-in-green »

qui par la suite se transforma en Boulingrin.

Le « Boulingrin » fit son apparition en France et en Angleterre autour du 13ième siècle.

Le jeu était si populaire quele roi français Charles IV ainsi que le roi anglais Édouard III

ont dû interdire la pratique de cette activité.

Les officiers et les archers des royaumes respectifs passaient tellement de temps

à la pratique de ce sport qu’ils négligeaient leur préparation à la défense du territoire.Tous les monarques anglais étaient des fervents compétiteurs de Boulingrin et le Château Windsor fut l’hôte de plusieurs tournois d’envergure. Parmi les gens célèbres, on retrouve Anne Boleyn, la première Princesse Élisabeth, la Reine Victoria, la Reine Mary et le Duc de Windsor. En France, Charles IV, Victor Hugo et plusieurs aristocrates s’adonnaient également à ce noble sport. C’était la panacée des gens riches et célèbres.

 

Heureusement que l’interdiction de jouer au Boulingrin ne fut pas appliquée en Écosse car ce sont eux qui transportèrent cette activité au USA et au Canada en même temps que les colonies anglaises prenaient de l’essor au 16ième et 17ième siècle. D’abord en Nouvelle-Écosse puis à Vancouver le Boulingrin s’est répandu d’un océan à l’autre dans chacune des provinces. En 2014, le Canada comptait jusqu’à 18,000 boulistes répartis dans 271 clubs à travers le pays. Comme il s’agissait d’un héritage anglo-saxon, le Boulingrin au Québec a pris racine dans les municipalités anglophones autour de Montréal (Dorval, Beaconsfield, Pointe-Claire, Pierrefonds, Verdun, Ville Mont-Royal, Lachine, Westmount, et Saint-Lambert).

 

Tous les Clubs de Boulingrin font partie de la Fédération Québécoise de Boulingrin qui elle fait partie de l’Association Nationale « Bowls Canada Boulingrin »  qui à son tour est régie par les règles internationales de la « World Bowls Association ». Il y a donc des tournois provinciaux, nationaux et internationaux.

Le Boulingrin est également une discipline qui est représentée aux Jeux Du Commonwealth qui regroupent une cinquantaine de pays. Actuellement on compte par centaines de milliers les joueurs qui s’adonnent à cette activité en Nouvelle-Zélande et en Australie; dans ces pays, il n’est pas rare de voir des athlètes gagner leur vie dans les six chiffres, ce qui a eu comme conséquence d’attirer une clientèle beaucoup plus jeune. Actuellement, on retrouve des clubs de Boulingrin sur tous les continents et depuis un certain nombre d’années les responsables de la World Bowls Association tentent de faire reconnaître ce sport comme une discipline olympique.

À l’époque de la fondation du club de boulingrin de Saint-Lambert, la population de la ville

comptait environ 3000 habitants dont 50% venaient des Îles britanniques. Avec la construction                                                                     du pont Victoria, Saint-Lambert se peupla de gens qui travaillaient au centre-ville de Montréal.    

le premier terrain de Boulingrin était situé le long de la voie maritime au bout de ce qui est

devenu plus tard la rue Saint-Denis. Ce sont les membres eux-mêmes qui ont construit à leurs

frais ($300 en 1913), l'ébauche d'un premier pavillon qui est actuellement le Club Nautique de

Saint-Lambert sur la 132 à la sortie du boulevard Simard.                                                                                                                                           

En 1962-1963, lors de la construction de l’autoroute 132 le Club fut exproprié et la Ville de

Saint-Lambert décida d’intégrer  le terrain et un nouveau Pavillon à l’emplacement actuel au

parc l’Espérance qui est maintenant devenu un pôle récréo-sportif-communautaire bien articulé. Jusqu’à la fin des années 90, les anglo- 

phones constituaient 80% de la clientèle et cette activité n'arrivait pas à prendre de l’expansion parmi la clientèle canadienne-française. C’est encore la même situation dans les clubs de l’ouest de l’île où les clientèles ethniques et anglaises sont majoritaires. À Saint-Lambert nous avons finalement réussi depuis 15 ans à intéresser la clientèle canadienne-française qui constitue maintenant 65% des membres actifs. Le Club est toutefois bilingue et demeure ouvert à toutes les communautés.

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